Rechercher

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 17:04
Essakane, festival international au désert
Mohammed, notre petit ami âgé de 9 ans vient de se réveiller à mes côtés, nous lui sourions.
Pourquoi nous a t il suivi ? Le soir de notre arrivée nous lui avons donné la fin d'une assiette de poisson, depuis il vient nous voir avec son sourire magnifique, il passe un peu de temps avec nous puis disparaît.
Tous les repas nous les faisons chez Anta corpulente maman africaine qui nous mitonne de petits plats goûteux pour pas cher. Nous échangeons nos expériences de voyage avec d'autres routards ...
Musique traditionnelle Touareg, Malienne, Mauritanienne, Cap Verdienne, Burkinabè ... se succèdent.
Pour les grands noms : Salif Keita, Vieux Farke Touré, Desert Blues, Habib Koité ...
Nous sommes fatigués, reprenons peu à peu des forces après avoir été bien malade l'un et l'autre.
Nous nous séparons petit à petit de notre nouvelle famille ... 
Le soir, sur une dune, face à la scène, bien emmitouflés dans nos couvertures en laine près des brazzeros nous profitons de ce site unique au monde où se rejoignent des globe trotters venus de partout, là, dans ce lieu magique, difficile d'accès, dont nous avions tellement rêvé depuis la France.

Par C'cil ...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 16:58
Si en Afrique le rapport au temps est différent, nous sommes là dans un rythme parfaitement inconnu.
L'important c'est le levé et le couché du soleil, son intensité, l'espace de jour et l'espace de nuit, la chaleur et le froid.
Les écarts de températures peuvent être de 30°C.
Nos repères habituels sont troublés, ne trouvent plus aucune attache, nous devons nous en faire d'autres, nous adapter constamment et lâcher prise entièrement ... Expérience déroutante et d'une richesse dont nous ne parvenons pas encore à mesurer l'étendue. Nous apprenons chacun beaucoup sur nous mêmes et constatons nos limites en ayant pleinement conscience de la chance que nous offre Disco en ouvrant béantes les portes de son monde, de son univers, de sa famille. Nous sommes à leurs côtés de Tin Aoukert à Essakane : Gao, Hombori, Douentza, Tombouctou, Goundam, Gargando, le campement du père de Disco, figure hiératique, fier et humble ... Il nous explique, nous montre comme il est possible de vivre, sans électricité, sans chauffage, sans maison en dur, au milieu de la nature, avec les chèvres. Délicieux lait de chèvre chauffé dans le bol métallique sur les braises du feu de camp, devant ce même feu, l'homme nous cause, sous les étoiles ... il suffit de trouver l'eau, un puits, quelque part ...
Pendant ce périple, nous traversons des paysages très variés, bras du fleuve Niger, Montagnes, Rocher de la Main de Fatma, brousse pelée parsemée d'arbres, chemins de sable blond ou bien de terre rouge, des femmes font le linge, portent de grands récipients d'eau sur leurs têtes, des personnes se lavent, des hommes travaillent, des troupeaux se promènent guidés par des bergers peuls aux chapeaux pointus , des enfants nous saluent ... 15 jours de voyage avec Disco entassés dans un 4x4 sur des pistes difficiles, poussiéreuses, nous rions à chaque secousse qui nous fait décoller de nos banquettes. A 14 dans le véhicule, âgés de 3 mois à 60 ans, des bagages partout sur le toit, sous, entre et sur nos jambes ... Nous les accompagnons, sans savoir vraiment où nous allons ni pour combien de temps ... Nous mangeons et dormons dans la famille, parfois à même le sol, en pleine brousse ou sous une tente mais toujours tous ensemble. Ils nous racontent leur culture, partageant avec nous leur quotidien. Nous sommes sous le charme de leur histoire, leurs traditions, leur langue, leurs tenues, leurs bijoux ...
Plus nous apprenons et plus nous avons envie d'en savoir sur ce peuple qui se moque bien des frontières tracées par les occidentaux, ils se disent libres comme des oiseaux, comme le vent du désert et s'orientent avec les étoiles.
 
Par C'cil...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 11:00
"Seul se perd celui qui n'a pas de langue"

Disco, belle femme d'une élégance rare, nous accueille à notre descente du véhicule ...
Nous posons nos sacs dans la grande tente des artistes de Tombouctou où nous passerons notre séjour.
Le site, immense, désertique, est constellé de tentes en peau de chèvres, soutenues par des bouts de bois ... on se croirait dans un autre temps.
Des 4 points de l'horizon, des tourbillons de poussière au loin deviennent peu à peu des formes, des rangées de chameliers et leurs longues montures avancent vers nous tels des bataillons. De grandes silhouettes, de belles dames déambulent dans cet espace, leurs voiles et autres turbans formant des milliers de points colorés, de teintes toutes différentes. Des enfants aux beaux cheveux poussiéreux, séchés par le soleil, courent ou observent cette organisation, chacun investi une tente, la fête se prépare. Des artisans déballent leurs marchandises, bijoux, coussins en peau, pipes, boîtes, couteaux, sacs ... sont minutieusement déposés sur les nattes au sol ... on fait du feu, on prépare le thé, le repas du soir, déjà les marmites de riz fument ... dans le même espace, des femmes aux mains & pieds délicatement dessinés, assises à terre chantent et font danser les hommes en tapant des mains, ils tournent et sautent devant elles. Des Land Rover, des camions militaires et leurs conducteurs armés, des motos, des téléphones portables, ajoutent à ce tableau une ambiance contrastée, propre à ce peuple aux traditions ancestrales préservées au coeur du 21ème siècle. Parfois, on pourrait se croire dans la Rome antique, d'autres fois, sur un plateau de tournage d'une grosse production. Pas d'électricité en dehors de l'espace scénique. Comment ont ils pu amener tout ce matériel au milieu de nulle part ? Le soir, les feux devant chaque camp, délimitent le site.
Disco nous demande de faire des images pour la plaquette de la seconde édition. Nous, qui ne sortons pas systématiquement notre appareil, afin de ne pas fragiliser les rencontres, avons là une bonne excuse, une aubaine utile de surcroît : nous prenons des photos pour leur festival ... Mohammed Issa, qui est en charge de la partie artistique nous nomme responsables des artistes, des plannings de balances aux changements de plateau. Nous rencontrons ainsi tous les acteurs de l'événement. Tout cela justifie et clarifie notre présence. Nous faisons partie des 6 blancs au milieu de 2000 touaregs et les seuls à connaître cette expérience pour la première fois ...  Les jours au soleil de plomb, courses de chameaux, débats culturels et les nuits fraîches au ciel étoilé et lune à l'envers, se succèdent au son de leur musique. Le public est partout autour de la scène, assis par terre en face, sur des chaises plus loin ou sur les véhicules garés autour. Beaucoup assistent à leur premier festival, certains, des voisins, à leur premier concert amplifié de la sorte. Nous dormons à 30 sous l'énorme tente. C'est le début de notre aventure Touareg.
 
Par ccil
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 18:47
Nous arrivons très tôt à Gao. Là, beaucoup de poussière, des maisons en banco, des hommes en turbans et costume traditionnel de toute part (nous ne voyons que leurs regards), des ânes, des charrettes et un stand petit déjeuner où nous discutons avec les locaux en buvant du Nescafé ... quelques heures plus tard, après plusieurs coups de fil, nous serons conduits par un charretier jusqu'à la maison de Souleymane, directeur du festival, d'où un 4X4 nous conduira sur le site.
Rencontres : Pascale, une baroudeuse Belge de 40 ans amoureuse du désert et qui le parcourt depuis plus de 20 ans, en compagnie de laquelle nous passerons d'excellents moments lorsqu'elle nous racontera notamment ses virées en camion avec ses copains d'Agadez, Koudédé, un musicien Tamasheq du Niger, contraint à l'exil il vit actuellement au Burkina.
Il nous fait un exposé de ce qu'il a vécu, dans le salon, pièce sombre, close, afin de la protéger de la chaleur,  nous l'écoutons. Son récit est troublant, son émotion visible : "Il faut faire savoir la vérité, je suis un messager ... mes 3 enfants sont avec leur mère à Niamey, ça fait 1 an et 3 jours aujourd'hui que je ne les ai pas vu ...". Nous entendons du bruit (nous nous promettons de poursuivre cette conversation plus tard, chez lui, à Ouagadougou) c'est le véhicule qui vient nous chercher et Mohammed Issa membre des Tartit en sort radieux ... cela fait du bien de voir un visage connu ... accolades, embrassades, nous parlons de la Guinguette, de Rose & Alriq puis le repas arrive ... un grand plat de riz au gras posé sur le sol, nous mangeons tous les 4 avec la main droite. Plat particulier fait de riz, de mouton et de beurre rance que nous mangerons désormais matin, midi et soir. A la fin du repas nous découpons et partageons la papaye achetée sur la route avec la vingtaine de personnes présentes, femmes, enfants, vieillards.
Les tenues touaregs (l'homme oublié de dieu ???), l'élégance de ces hommes, la beauté de leurs femmes, le mystère du regard de leurs enfants ... tout est nouveau ... encore ... 
Par ccil&toma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus